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La clé perdue

Un homme rentre chez lui tard dans la nuit quand il aperçoit Nasrudin inquiet, qui semble chercher à tâtons quelque chose sur le sol, sous un réverbère. «Tu as perdu quelque chose?»

« La clé de ma maison » dit Nasrudin un peu inquiet.

«Je vais t’aider», dit l'homme qui se joint à lui pour chercher.

Voilà les deux hommes à quatre pattes sous le réverbère, à la recherche de la clé perdue. Au bout de quelque temps, l'homme, bredouille, demande à Nasrudin:

«Tu es bien sûr d’avoir perdu ta clé ici ? »  

« Non. Je l’ai perdue dans ma maison. »

« Mais alors, pourquoi cherches-tu ici dans la rue? »

«Parce qu'il y a plus de lumière », répond Mulla Nasrudin.

Ainsi, nous préférons passer beaucoup de temps dans les zones familières...même si nous savons que la clé de nos difficultés se trouve ailleurs… Parfois à l’intérieur de nous…

Mais peut-être ce petit conte vous enseigne-t-il tout autre chose…

Image by Claudia Altamimi

Les exploits de l'incomparable Mulla Nasrudin:

 

Le contrebandier

Pendant des années, Nasrudin passait régulièrement la frontière. Il voyageait avec un âne qui portait deux grands sacs en osier. Et le soir, il revenait péniblement sans eux. Bien entendu, le douanier le soupçonnait de faire de la contrebande…

Mais au fil des années, malgré de nombreuses fouilles, il n’avait jamais réussi à le prendre en faute.

Parvenu à l’âge de la retraite, le fonctionnaire rencontre un jour Nasrudin à la maison de thé et l’interpelle :

« Maintenant que je suis devenu pour toi inoffensif, tu peux bien me le dire, tu faisais de la contrebande, n’est-ce pas ? »

« Oui».

Mais enfin, qu’est-ce que tu passais pendant toutes ces années ?

« Des ânes »…

Comme le douanier de la fable, nous sommes capables de rater un âne dans un couloir… Focalisés sur les contenus, nous oublions souvent de porter attention au contenant. Une clé essentielle pour le changement.

 

Cette histoire, comme tout conte d’enseignement, comporte sept niveau de sens.

Quel est le votre aujourd’hui ?

Saisisez vous?

" Quand je cours après ce que je crois vouloir, mes jours sont un enfer de stress et d'anxiété. Si je m’installe dans mon espace de patience, tout ce dont j’ai besoin afflue vers moi, et sans aucune difficulté. De cela, je comprends que:

ce que je veux me veut aussi,

me recherche, m’attire.

ll y a là un grand secret pour qui peut le saisir."

(Rumi, poète persan 1207-1273 )

 

Buddhist Monk Lighting Candles

Deux voyageurs et le moine

Un jour, un voyageur cheminait le long d'une route qui menait à un certain  village. Il remarqua un moine qui s'affairait dans un champ au bord de la route. Le moine le salua, et le voyageur lui rendit son salut, puis l’interrogea:

«Excuse-moi, puis-je te poser une question?».

«Bien entendu», répondit le moine.

«Je viens des montagnes et je me rends au village qui se trouve dans la vallée. Sais-tu comment sont les gens de ce village ?  

«Dis-moi, jeune homme, dit le moine, comment étaient les gens dans le village de montagne d’où tu viens?»

«Épouvantables, répondit le voyageur, «à vrai dire, je suis bien heureux de les quitter. J'ai trouvé là-bas une population peu accueillante. Ils m’ont reçu froidement à mon arrivée. Je n'ai jamais eu l'impression de faire partie du village, malgré mes efforts. Les villageois restent entre eux, ils n'acceptent pas les étrangers. Alors dis-moi, à quoi puis-je m'attendre dans le village de la vallée?

«Je suis désolé de te le dire,» dit le moine, «mais tu risques fort de connaître là-bas la même expérience ».

Le voyageur baissa la tête, découragé et poursuivit son chemin.

Un peu plus tard, un autre Voyageur qui empruntait la même route, interpella le moine :

«Je vais au village de la vallée, savez-vous comment sont les gens là-bas ?»

« Oui, répondit le moine, mais dis-moi,  d'où viens-tu ?"

«Je viens du village qui se trouve là-haut dans les montagnes.»

«Et comment étaient les gens là-haut ? »

«Ils étaient merveilleux. J'aurais tellement aimé y rester, si je l'avais pu, mais je dois poursuivre mon voyage. Je me sentais comme un des leurs. Les gens étaient gentils et généreux, les anciens m'ont donné beaucoup de conseils, les enfants ont ri et plaisanté avec moi. Je suis un peu triste de les quitter, mais j’emmène avec moi de merveilleux souvenirs. Et qu'en est-il du village de la vallée? »

«Tu y trouveras à peu près la même chose», répondit le moine, «bonne journée à toi».

«Bonne journée et merci», répondit le Voyageur, qui reprit la route le cœur léger.